recettes en français

Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 21:21

Parmi les plus simples, on trouve ces 2 recettes de lait « chaud » :

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- Boire du lait sucré mélangé à de la poudre obtenue à partir de racines de Uchchata (Blepharis edulis), de Gajj Pippal (Piper chaba, Piperaceae) et de Yashtimadhuka (la réglisse, Glycyrrhiza glabra).

 

- Le résultat serait le même si on boit du lait mis à bouillir avec de la racine de Shālaparni (Hedysarum gangeticum, une légumineuse indienne), des graines de Kshirika (pois mascate, Macuna pruriens) et de la racine de Svayamgupta (pois mascate, Macuna pruriens).

 

Le Kâma-Sûtra nous propose également un nectar, aussi doux et sacré que le miel, et qui accroît la force sexuelle : mélanger en quantité égale du ghee (beurre clarifié), du miel, du sucre et de la réglisse avec du jus de fenouil et du lait.

 

Même effet émoustillant en consommant une pâte composée de Shatavari (l’asperge indienne, Asparagus racemosus), de shvadaushtra (probablement Madhuca longifolia), de guduchi (Tinospora cordifolia), de poivre long (Piper longum), et de réglisse (Glycyrrhiza glabra), bouilli dans du lait, du miel et du ghee.

 

Le plus compliqué sera certainement de réunir certains de ces ingrédients…

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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 21:16

Moins connue, mais pourtant héritière de la longue tradition de la médecine érotique et aphrodisiaque orientale, la science galante des médecins des Sultans, du Harem et du palais ottoman laisse rêveur : poudres magiques, onguents sensuels, pâtes revigorantes, rien de manque !

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Les sultans étaient gourmets et gourmands, et avaient besoin de toutes leurs forces pour faire face à tous leurs devoirs quotidiens... Il existe de nombreuses recettes de fortifiants, que nous appellerions aphrodisiaques par friponnerie. Certaines de ces recettes sont encore utilisées en Anatolie pour supporter les rudesses de l’hiver.

 

Cevizli incir tatlısı – douceur aux figues

 

15 figues sèches

1 tasse à café de noix

1 tasse à café de pignons

1 tasse à café de noisettes

1 tasse à café de raisins secs

1 ½ verre à eau d’eau

1 ½ verre à eau de sucre en poudre

Enlevez les queues des figues et lavez-les puis ouvrez-les en deux.

Mélangez l’eau et le sucre et faites bouillir.

Etalez les figues sur un plateau. Remplissez l’intérieur de chaque figue d’un mélange de pignons, noix, noisettes et raisins secs.

Versez dessus votre sirop et faites cuire au four (préchauffé, 180 C) pendant 10 minutes.

Servir froid, décoré de grains de grenade et de crème épaisse.

 

Sultan tatlısı - la douceur du sultan

 

½ kg de dattes (de Bagdad)

1 tasse à café d’amandes concassées

1 tasse à café de noisettes concassées

1 tasse à café de pistaches concassées

2 tasses à café de sucre en poudre

1 jus de citron

Dans une large poêle ou faitout, étalez les dattes et recouvrez-les d’eau. Faites cuire sur feu moyen, jusqu’à ce qu’elles ramollissent. Retirez-les alors du feu et laissez refroidir (réservez l’eau de cuisson).

Ecrasez ensemble noisettes, amandes et 1 tasse de sucre en poudre.

Retirez les noyaux des dattes, remplacez-les par le mélange noisettes-amandes-sucre et placez les dattes sur un large plateau.

Dans l’eau de cuisson des dattes, ajoutez l’autre tasse de sucre en poudre et le jus de citron, et portez à ébullition. Laissez réduire quelques minutes et versez ce sirop sur les dattes. Laissez reposer 10-15 minutes.

Servez, saupoudré de pistaches concassées.

 

 

Connues depuis des siècles, voire des millénaires, d’autres recettes traditionnelles font appel aux propriétés particulières, connues depuis la nuit des temps, de certaines plantes et épices. Ces aphrodisiaques, souvent sous forme de pâtes (macun), sont en fait des fortifiants, utilisés pendant les mois difficiles, mais aussi lors de certaines situations pendant lesquelles certaines performances sont particulièrement appréciées.

 

Il en existe beaucoup. Certaines recettes nous sont parvenues mais certaines restent encore mystérieuses.

Pour n’en citer que quelques-unes avant de vous livrer certains secrets de fabrication, commençons par celle du Padişa.

 

Venue d’Anatolie, elle était préparée avec plusieurs plantes différentes, des épices, du miel et du pekmez, et était réputée apporter beaucoup d’énergie. Une autre, particulièrement efficace, était préparée avec du miel, de la gelée royale, 15 variétés de noix (y compris la noix de coco et des pistaches), des pépins d’abricot, de la nigelle et des graines de radis.

 

cliquez ici pour d'autres recettes...

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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 21:08

Le salep, considéré comme un aphrodisiaque, un tonifiant et un fortifiant, était importé en Europe jusqu'au début du XIXe siècle. Il devint peu à peu un remède officiel dans les pharmacopées d'Europe, d'Asie et des Amériques. Aujourd'hui, la seule utilisation médicale du salep est celle qu'on en fait comme émollient dans le traitement de la diarrhée infantile.

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Mais en raison de ses propriétés tonifiantes et fortifiantes, le salep fait toujours partie des nombreux produits dits aphrodisiaques en Turquie.

 

Le mot salep désigne une farine blanchâtre, obtenue à partir des bulbes séchés de certaines orchidées sauvages terrestres. Cette farine est préparée à partir de bulbes séchés des orchidées sauvages, appartenant en majorité aux genres Orchis, Dactylorhiza, Ophrys, Abacamptis, Gymnadenia, Aceras et Barlia, qui proviennent essentiellement des contreforts du plateau anatolien et de la région de Safranbolu.

 

Le mot salep vient de l'arabe saleb, qui signifie "testicule de renard". Le mot grec orchis signifie d'ailleurs "testicule" et on trouve déjà, dans des récits anciens cette similitude : au Ier siècle de notre ère, le médecin grec Dioscoride recommandait l'usage des bulbes d'orchidée comme aphrodisiaque. Il était d’ailleurs utilisé comme tel par les Ottomans et si aujourd’hui un turc vous recommande cette boisson chaude et vous explique qu’elle sert à fortifier le corps, vous devinerez ce qu’il entend par là...

 

On reconnait aussi d’autres vertus bénéfiques, notamment contre l’oppression pectorale, la toux et les bronchites. Il aurait également des effets positifs sur la constipation et les intestins. Il fortifie le coeur et renforce le mental.

 

 

En Turquie, vous trouverez partout en vente une poudre de salep prête à l’empli, qu’il suffit de mélanger à du lait. Mais il existe aussi la poudre de bulbe d’orchidée seule. Voici comment faire pour obtenir un salep maison :

 

 

 

1 cc de salep en poudre

1 litre de lait

1 cs d’amidon de pomme de terre

1 litre d’eau

Cannelle en poudre

Utilisez deux casseroles. Dans la première, mélangez le salep avec le lait. Amenez à ébullition, réduisez le feu au maximum et sans cesser de remuer, laissez réduire le mélange pendant une trentaine de minutes.

Dans la seconde, faites exactement la même chose avec l’eau additionnée d’amidon.

Mélangez alors le contenu des deux casseroles et poursuivez la réduction à feu très doux pendant encore 30 minutes.

Servez chaud, saupoudré de cannelle en poudre.

 

Pour augmenter son action « aphrodisiaque », vous pouvez aussi ajouter un peu de gingembre en poudre…

 

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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 21:57

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En ce beau dimanche ensoleillé, après notre séance de yoga, nous sommes allés faire un tour au marché. Le printemps aidant, les légumes verts et les herbes fraîches refont leur apparition. Et voici que sont arrivés parmi nous les çiriş otu, qui ressemblent à des petits poireaux sauvages miniatures.

Voyant le mot şahane sur la pancarte (qui veut dire superbe, fabuleux, impérial… en parlant du goût !), je demande au vendeur ce que c’est et le goût que ça a. Bien entendu, il me répète ce que je peux déjà lire sur sa pancarte : « le goût est merveilleux ! Ça se cuisine aussi simplement que des poireaux. »

Alors, en avant pour deux kilo ! Diable, ça ne pèse rien, vu le volume du sac qu’il me tend… Mais comme dit ma copine, un sourire malicieux au coin des lèvres : « t’inquiète, ça réduit sûrement à la cuisson… »

 

En Turquie, on trouve cette plante dès le printemps, jusqu’à l’été. Joliment nommée en français lis des steppes, sa floraison jaune se rencontre en juillet. Elle pousse naturellement sur toute la côte méditerranéenne et dans les régions de l’Est, allant de Van à Erzurum et Erzincan. On consomme ses feuilles et ses racines, après les avoir faites bouillir. Les racines sont aussi utilisées pour fabriquer une sorte de colle, utilisée par les fabricants de chaussures. Çiriş signifie d’ailleurs colle en langue turque. On lui donne aussi divers noms locaux : kiriş otu, güllik, sarı zambak, dağ pırasası.


Cliquez ici pour la façon de les préparer et les recettes

Cliquez ici pour la liste des herbes anatoliennes et des liens vers d’autres recettes

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 22:13

Si vous avez la chance d’aller en Afrique du Sud, entre les mois de Mai et de Novembre, n’hésitez pas à faire un tour sur les marchés et à vous procurer leurs fameuses « Waterblommetjies » fraîches. Ces « petites fleurs d’eau » font traditionnellement merveille dans les ragoûts locaux, et comme l’imagination en cuisine n’a que peu de limite, vous les trouverez aussi en ragoûts végétariens, en risotto, en soupes …

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Les waterblommetjies (Aponogeton distachyos), qui poussent comme des nénuphars, se rencontrent dans les « vleis » (les marais) et les étangs plus ou moins profonds dans la région sud de la province de Cap. On utilise les bourgeons et les fleurs comestibles, à la senteur de vanille. Leur goût rappelle les haricots verts, avec un soupçon de potiron.

 

Il vaut mieux acheter les bourgeons et boutons floraux fermés, car les fleurs blanches sont particulièrement fragiles et conviennent mal à une cuisson longue. Traditionnellement cuits en « bredie », ce ragoût combine la viande de mouton, des oignons et des pommes de terre, associé au goût légèrement acidulé de l'oseille locale pour obtenir un plat à la saveur riche et délicieuse.

 

Avant de commencer, rincer abondamment les waterblommetjies, puis les faire tremper dans de l'eau froide salée pendant une vingtaine de minutes, en remuant de temps en temps. Ceci à pour but de nettoyer complètement vos « fleurs » des insectes et des impuretés de l’étang. Egoutter puis couper comme vous le feriez avec des haricots verts. Les waterblommetjies sont cuits convenablement lorsqu’ils sont tendres mais encore fermes, non pâteux.

 

Le plat le plus commun est le waterblommetjies bredie. Le mot bredie dérive du malgache « bredi » et désigne maintenant un type de ragoût de ragoût de viande (généralement du mouton) et de légumes cuits ensemble pour que les saveurs se mélangent parfaitement. Ce qui donne au bredie son caractère unique, c'est qu’il mijote lentement et longuement, jusqu'à ce que la viande et les légumes créent une sauce riche, épaisse et corsée, obtenue grâce à de la viande grasse avec ses os, roulée dans la farine et brunie avant l’ajout des légumes. En plus des pommes de terre et de l'oignon, il y a généralement une dominante de légumes comme le chou, les haricots ou de la citrouille.

 

Si vous n’avez pas de waterblommetjies sous la main, remplacez-les par des haricots verts frais et un morceau de potiron. Vous retrouverez ainsi le goût, mais aussi la structure du plat (le potiron pouvant être ajouté plus tôt que les pommes de terre et les haricots pour fondre dans la sauce et lui donner son côté crémeux et velouté).

 

Recette du waterblommetjies bredie : (d’après le site : http://www.plantzafrica.com/plantab/aponogetondist.htm )

 

1 kg de viande de mouton (morceaux gras et avec os), coupées en cubes, farinées

500 gr de boutons et bourgeons de waterblommetjies, nettoyés et coupés

2 oignons, hachés

3 gousses d'ail, hachées (facultatif)

2 pommes de terre coupées en dés

1 bouquet d'oseille

1 cs de vinaigre (ou jus de citron)

on peut aussi choisir un seul de ses deux ingrédients(oseille ou vinaigre) pour un ragoût moins acidulé…

1 cc de sel

Du poivre noir fraîchement moulu (selon votre goût)

1 pincée de sucre roux/cassonade

1 pincée de poudre de piment de Cayenne (facultatif)

1 tasse (250 ml) de bouillon de poulet ou de vin blanc

2 cs d'huile + 1 noix de beurre

 

Une fois la viande farinée, la faire revenir dans le mélange huile/beurre dans un grand faitout en fonde de préférence. Retirer la viande avec une écumoire, pour laisser le maximum de jus dans le faitout, assaisonner avec le sel, le poivre et le sucre et y faire revenir les oignons jusqu’à ce qu’ils soient transparents. Ajouter alors le bouillon, l'ail et le piment et porter à ébullition. Remettre la viande et laisser mijoter lentement jusqu'à ce que la viande soit presque cuite (tendre mais pas encore fondante). Ajouter alors les waterblommetjies, les pommes de terre, l’oseille et le vinaigre. Laisser mijoter environ 20-25 minutes, jusqu'à ce que les légumes soient cuits. Servir avec du riz.

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